Témoignage : le dur quotidien des demandeurs d'asile afghansAlors que le renvoi par Eric Besson de trois Afghans direction Kaboul a soulevé la polémique la semaine dernière, la réalité des réfugiés qui restent en France dans l'attente que leur demande d'asile soit acceptée n'est pas forcément rose. Queues à cinq heures du matin à l'OFPRA, chambres infestée de cafards dans les locaux du Centre d'accueil, une nouvelle langue à maitriser, un job à trouver... La vie de réfugié n'est pas un long fleuve tranquille, même pour ceux qui ont frôlé la mort en traversant les frontières.
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Fluctuat a recueilli le récit de Salman, un journaliste afghan qui a obtenu le droit d'asile et vit en France avec sa femme enceinte. Le témoignage d'un jeune homme de 27 ans, diplômé, s'exprimant dans un Français parfait, mais qui découvre à son grand désarroi que la fameuse hospitalité du pays des Droits de l'Homme n'est peut-être plus qu'une légende : "En Afghanistan, on dit aux candidats clandestins de ne pas aller en France. Moi je n’étais pas d’accord parce que j’aime votre pays, mais quand j’ai vu le sort qui nous était réservé ici, j’ai enfin compris". A méditer à l'heure où s'ouvre le grand débat sur l'identité française, lancé par le ministre de l'immigration.
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Illustration : Depuis l'évacuation du square Villemin (10e), des Afghans errent dans les rues de Paris, ici sous le pont du canal de Jaurès (photo : Sipa) Commentaires
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