Soit le nombre de voix d'avance du candidat UMP Jean-Pierre Bechter, homme de paille de l'ancien maire Serge Dassault, vainqueur dimanche des municipales de Corbeil-Essonnes (Essonne) face au communiste Michel Nouaille. Dassault avait été déclaré inéligible en juin dernier par le Conseil d'Etat pour achat de voix.
En dépit de cette condamnation, Dassault a été au cœur de la campagne de son poulain, posant sur les affiches, inscrivant son nom sur les bulletins de vote et pratiquant le chantage à l'emploi en cas de défaite de sa liste : "Il n'y aura plus de subventions pour la ville qui devra augmenter ses impôts de 100% et tout le monde s'en ira", avait déclaré l'avionneur au soir du premier tour.
Dimanche soir, Bechter, quasi inconnu avant la campagne, ne faisait d'ailleurs pas de mystères de la réalité de la situation : "
Pour la quatrième fois consécutive Mr Dassault est réélu maire de Corbeil-Essonnes. Oui, c'est moi qui suit élu, mais c'est quand même lui qui bat le Parti Communiste... avec moi". Et ce même Bechter de répondre spontanément que Serge Dassault allait continuer à occuper "
son bureau", celui du maire.