La crise économique a des vertus écologiques. C'est en substance le propos tenu par Fatih Birol, économiste en chef de l'Agence Internationale de l'Energie (AIE), dans un entretien accordé au Financial Times. Dans un rapport à paraître en novembre, l'AIE affirme que la baisse des émissions de CO2 est la plus importante depuis 40 ans, la crise aidant.
Fort d'un constat simple : "Nous avons une nouvelle situation, avec des modifications de la demande énergétique et le report de nombreux investissements énergétiques" (basés sur les énergies fossiles)", M. Birol y voit là une occasion pour le monde d'en finir avec une croissance basée sur les énergies fossiles, "Cela n'a de sens que si nous pouvons saisir cette opportunité unique, (en signant) un accord à Copenhague (...) Si nous passons à côté de cette opportunité, amener le monde sur le chemin d'une énergie durable sera beaucoup plus cher et donc plus difficile".
La crise économique aurait donc eu des vertus sur l'environnement, rendant ainsi la difficile et nécessaire mutation écologique du monde effective... par la force des choses et "grâce" à l'assèchement des portes-monnaies. Et si les décroissants avaient raison...