Une étude de l'INSEE publiée ce jeudi montre un net recul du livre et de la presse dans le budget des ménages. Si la tendance n'est pas vraiment nouvelle (puisque le recul est entamé depuis 1990), elle semble néanmoins amplifiée.
L'Institut National remarque que "le recul de la presse est lié aux comportements des nouvelles générations qui y consacrent une part de leur budget de plus en plus faible", contrairement au livre dont la part diminue "quelle que soit la génération".
Les auteurs de l'étude constatent que "les habitudes d'achat des journaux et magazines se prennent jeunes et restent stables".
Si la nouvelle génération est en effet moins consommatrice de presse écrite, on ne peut cependant pas affirmer qu'elle est "moins au courant". Shootées à l'internet, les jeunes croulent sous l'info et sont au fait de la mort de leurs idoles bien plus rapidement que ne l'étaient leurs parents. Le fast-reading apparaît comme une nouvelle façon de consommer de l'info et l'analyse, valeur ajoutée de la presse écrite, semble rétrogradée au second plan. L'important n'est plus de comprendre mais de savoir.