Flu a testé le stage de désobéissance civileBrigade des Clowns, Déboulonneurs, Clan des néons. L'activisme a pris ces dernières années une apparence sympathique propre à séduire les médias. Les nouveaux militants sont-ils pour autant devenus des rigolos ? Fluctuat est allé assister à un stage de désobéissance civile organisé par les "Désobéissants", à Strasbourg, où les apprentis contestataires se nourrissent à l'expertise militante et aux débats stratégiques. ![]() Comment faire face à une charge de CRS, réaliser une action médiatique sans tomber sous le coup de la loi, ralentir une interpellation en douceur pour ne pas se faire matraquer ou attaquer pour rebellion. Telles sont les enseignements précieux que viennent chercher les militants en herbe dans ces formations atypiques dont le mot d'ordre peut se résumer à la formule des trois "e" : expertise, équipe, émotion.
Un brin folklorique, cet apprentissage n'en est pas moins très sérieux pour ces activistes post-modernes qui veulent dépoussiérer les méthodes de revendication : "les manifestations classiques, c'est quand même un peu redondant. Ça fait longtemps qu'on en fait et ça fait longtemps que ça ne sert plus à grand chose. Donc c'est intéressant parce ce que c'est plus novateur et incisif", juge ainsi Maud, jeune participante au stage. La fin du militantisme à la papa a-t-il sonné ?
Lire la suite de notre reportage sur le stage des "Désobéissants"
Illustration : arrestation d'un militant de la Brigade de activistes clowns (BAC), lors d'une manifestion organisée le 14 juillet dernier au Carrousel du Louvre, à Paris (crédit : Laetitia Legrand) Commentaires
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