Deux jours après la débâcle des élections européennes, le Conseil du PS se réunit ce mardi à 17h. Selon le député socialiste Arnaud Montebourg, interviewé ce matin sur RTL, le Parti joue sa survie.
"J'ai le sentiment que nous jouons notre survie. Le 21 avril 2002 c'était il y a 7 ans et finalement le parti n'a pas bougé", a balancé Montebourg au micro de Jean-Michel Aphatie. "Quand les militants socialistes ne veulent plus voter socialiste, que les dirigeants socialistes disent eux-mêmes qu'ils ne veulent pas voter socialiste, que des élus disent ‘je ne veux pas reprendre ma carte', je pense qu'il y a un petit problème par rapport à ce qu'est devenu le Parti Socialiste."
Selon le député de Saône-et-Loire, couper les têtes ne serait pas une solution en soi. Il appelle à un rassemblement des forces du parti et à "l'unité des gauches". "Il faut refonder le système partisan du parti. C'est une machine à fabriquer des divisions, ce n'est pas une machine à organiser le rassemblement."
Et Montebourg de constater que la réforme du quinquennat a "contaminé tous les partis" en y créant des "luttes de pouvoir", avant de terminer sur une citation d'un poème d'Aragon au message unitaire, La rose et le réséda...