Moscovici - Quatremer : une vielle rancœur d'européensPosté par Edouard le 27.04.09 à 14:15 | tags : medias et politique, élections européennes 2009, ps, politique 2.0
Tout est donc (re)parti d'une interview accordée par Moscovici à Libé, vendredi. L'ancien ministre délégué aux affaires européennes du gouvernement Jospin y fustigeait l'attitude désinvolte de Rachida Dati, numéro 2 de la liste UMP aux Européennes, lors d'une convention des jeunes UMP : "Etre député européen n'est pas une voie de garage pour des courtisans en défaveur."
A la lecture de ses propos, le sang de Quatremer, éminent spécialiste des questions européennes, ne fait qu'un tour. Le journaliste claque une notule intitulée "Moscovici et Dati, la poutre et la paille", où il déterre les dossiers de Mosco :
"Je rappelle que l'homme s'est fait élire député européen en 1994, au lendemain de la claque électorale subie par les socialistes en 1993, uniquement parce qu'il avait besoin d'un point de chute. On ne vit d'ailleurs guère, celui qui était alors le trésorier du PS, à Strasbourg et à Bruxelles. Il démissionna sans regret (et sans être regretté) en 1997 pour devenir ministre du gouvernement de Lionel Jospin.
Dans le flot de réactions suscitées par la notule (certains lecteurs du blog reprochant notamment à Quatremer de trop taper sur la gauche), on voit tout à coup apparaître la réponse d'un certain... Pierre Moscovici : "Pensez vous sincèrement, d'abord, qu'un homme qui, comme moi, a tout de même consacré 13 ans de sa vie à l'Europe-2 fois député européen, ministre, conventionnel- aurait été aussi désinvolte et approximatif sur le fond que la nouvelle candidate de l'UMP? Si oui, ce n'est pas une poutre que vous avez dans l'œil, mais tout un plafond!"
Ce Moscovici est-il un fake ? Apparemment pas pour Quatremer, qui a poursuivi la discussion dans l'espace commentaires, réitérant son argumentation et déplorant le manque de respect de la liberté de la presse des politiques français. Après l'affaire du blog de Eric Revel, fermé suite à sa lettre ouverte à Ségolène Royal, les blogs de journalistes n'en finissent en tout cas pas de créer la polémique. Celle lancée par Quatremer a au moins le mérite de soulever une question de fond à l'approche du scrutin européen : pourquoi notre classe politique prend-elle Bruxelles pour un placard honteux ? Commentaires
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