L'American Dream en temps de criseLes ex-goldens-boys new-yorkais sans travail se redécouvrent une nouvelle passion : le bénévolat.
C'est beau la crise ! L'article du Figaro a de quoi émouvoir. Les ex-traders avaient un emploi, beaucoup d'argent, tout pour rester condescendants jusqu'à la fin de leurs jours. Et la crise est passée par là. En quelques mois, leur mode de vie part en fumée. Depuis, les ex-financiers au chômage doivent supporter le bruit et les odeurs.
![]() Le pire, c'est qu'ils y ont pris goût. On retrouve donc les addicts des transactions boursières s'atteler à des activités gratuites, jusqu'à saturer les sites de bénévolat comme volunteernyc.org : "Les gens font preuve d'une magnifique humilité ; quels que soient leurs diplômes, ils sont prêts à passer la serpillière, vider les poubelles... Je n'ai jamais vu ça, on est presque complets jusqu'au mois d'août !", explique le responsable du bénévolat à la mission Bowery. A New-York, le nombre de bénévoles a augmenté de 30% par rapport à l'an dernier. Comment expliquer un tel revirement ? Parce que la crise c'est fun, explique Arlene Bannister, interrogée par la journaliste du Figaro : "si j'ai commencé le bénévolat par ennui, j'ai découvert depuis que c'était très fun d'aider les autres". Le mouvement de solidarité américain envers les sans-emplois (+193.000 chômeurs en un an à New-York) est donc beau et fun. Comme quoi, la sécurité sociale ne sert pas à grand chose...
A lire sur Flu: la hausse des "crimes sociaux" aux Etats-Unis Sur la toile: le 405 Club donne jusqu'à 405$ par mois aux chômeurs new-yorkais Commentaires
De bolingo, posté le 20.04.09 à 20:09
![]() Les photos du G20 de Londres datent maintenant d’un mois, restent les progrès concrets à accomplir pour que les bonnes résolutions prises soient suivies d’effets. Le FMI va disposer de moyens d’actions supplémentaires : c’est important et positif, surtout lorsqu’on voit la longue liste des pays qui ont besoin de soutiens massifs pour éviter l’asphyxie. Un aspect, notamment, n’a pas été traité : la répartition des pouvoirs au sein du FMI. Schématiquement, la situation actuelle est celle-ci : les Etats-Unis détiennent une minorité de blocage, les Européens possèdent des droits de vote au total élevés mais éclatés, cependant que les grands pays émergents (Chine, Inde, Brésil,…) sont outrageusement sous-représentés. Le FMI a été jusqu’ici une sorte de G2 sans la Chine. Il est urgent de mettre en place une réforme dont les trois principes devraient être les suivants. Il est absurde que la deuxième monnaie de réserve du monde, l’euro, ne soit pas représentée en tant que telle au Fonds Monétaire International. Les pays de l’euro devraient donc regrouper leurs droits de vote et au total les réduire. L’Eurogroupe doit désormais constituer un vrai groupe au sein du FMI. Deuxième principe, aucun pays ne devrait pouvoir à lui seul détenir une minorité de blocage. C’est le cas des Etats-Unis. Leur quota devrait être revu dans une approche réellement multipolaire. Enfin, avec les “quotas” supplémentaires ainsi dégagés, les pays aujourd’hui sous-représentés, notamment la Chine, verraient leur représentation accrue et leur contribution au FMI aussi. Cette réforme est indispensable pour donner sa pleine force à la régulation monétaire et financière dont le monde a besoin. Oui, nous avons besoin d’un FMI vraiment multipolaire. ( proposition de mr laurent fabius) Ajouter un commentaire |
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