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Obama, le premier président 2.0

55% des électeurs américains se sont informés via internet lors de la dernière campagne présidentielle US. 26% en ont même fait leur source principale, selon le Pew Research Center. Des chiffres à méditer pour les médias traditionnels qui perdent inexorablement leur rôle de prescripteur.

 

 

On avait beau savoir que Barack Obama avait remporté la course à la Maison Blanche en partie grâce à la qualité de sa web-campagne, cette étude confirme donc en chiffres cette impression. La toile est devenue un acteur majeur de l'élection présidentielle américaine. Et sur ce nouveau terrain, le démocrate a battu John McCain à plat de couture. 15% des partisans d'Obama ont par exemple effectué un don en ligne, contre 6% pour ceux de son adversaire républicain.

Pour la première fois, une majorité d'américains (et 74% des usagers d'internet) se donc tournés vers le net pour suivre la champagne ou débattre avec leurs concitoyens. Les sites de partages de vidéos comme you tube, ou les réseaux sociaux (Facebook, Myspace) ont été des lieux d'échanges majeurs. 45% des internautes déclarent ainsi avoir regardé des vidéos liées à l'élection. Dans le même temps, les sites officiels des deux candidats ont connu un fort succès d'audience. 30% des internautes ont visité le site d'Obama, 21% celui de McCain. Bien plus que pour John Kerry (18%) et George Bush (14%) en 2004.

 
Sale temps pour le papier

Si la télévision demeure la source d'information politique numéro 1 pour 77% des Américains, la part du web a considérablement progressé (26% contre 11 en 2004). Au détriment de médias traditionnels comme la radio et la presse papier, cette dernière n'étant plus citée que part 28% des adultes en âge de voter, contre 39% en 2000 et 60% en 1996. Les électeurs à la recherche d'informations écrites se sont tournés vers les versions online des journaux, ou des pure-players (sites non-adossés à un quotidien papier) comme Slate, Politico ou The Huffington Post.

Selon Aaron Smith, un des auteurs de l'étude, "les électeurs en 2008 n'étaient pas passifs dans le processus politique. Ils ont eu recours à une vaste étendue d'outils numériques et de technologies pour s'impliquer dans la course, pour exploiter leur créativité afin de soutenir le candidat de leur choix et unir leurs forces avec ceux partageant les mêmes objectifs."


Le web ne serait donc pas qu'un repère de violeurs, délinquants et autres pirates, mais aussi un outil réconciliant les concitoyens avec la démocratie ?





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