Guerre des chiffres autour du découpage électoral Le nouveau projet de découpage électoral est tout ce qu'il y a de plus "neutre": sur 33 circonscriptions supprimées, 23 étaient détenues par le PS. Sur les 33 nouvelles, 24 iront à la droite...
"Le futur se construit aujourd'hui". Un adage apprécié par la majorité parlementaire, laquelle s'assure déjà de sa victoire aux législatives de 2012.
Cette guerre des chiffres n'aurait pas dû avoir lieu, assure Alain Marleix, mais la fuite s'est produite. Et le Monde l'a répandue. Martine Aubry, d'ordinaire si discrète, se dit même prête à déposer un recours devant le Conseil d'Etat et le Conseil Consitutionnel. La première dame du PS a en tête quelques notions de base en calcul: si on supprime 33 circonscriptions, 33 autres sont crées pour garder le même total de 577. Or, sur les 33 nouvelles circonscriptions, elle affirme que 9 sont promises à la gauche contre 24 à droite. Un déséquilibre orchestré en haut lieu selon le président du Conseil Constitutionnel. Une mauvaise nomination de Nicolas Sarkozy, et ce genre d'erreurs devient plausible estime Jean-Louis Debré, cité par le Canard Enchaîné (15/04): "Regardez ce qu'il a osé faire. Nommer Yves Guéna, un homme de 86 ans et pas très en forme, à la tête de la Commission de découpage électoral. C'est un scandale, on est quand même pas en Union Soviétique !" Commentaires
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