Mais pourquoi en finir avec les stock options ?Posté par Easywriter le 26.03.09 à 11:15 | tags : economie
Bonus, parachutes, stock options, toutes les formes de rémunération ponctuelles sont mises dans le même bain de la critique sociale. En temps de crise, les salariés sont exaspérés de voir des sommes folles filer dans les poches de dirigeants dont les entreprises réclament parfois par ailleurs des deniers publics. Tout cela est bien légitime mais les stock options n'ont rien à voir là-dedans, ils constituent probablement la forme de rémunération non salariale la plus saine en économie de marché. Un salarié se voit attribuer par son employeur à tarif préférentiel des actions qu'il ne paiera que quand il les revendra. Si la boite perd des parts de marché, voit sa marge opérationnelle fondre, ses actions perdront de la valeur et ceux qui bénéficient de stock options perdront de l'argent. Cela n'a donc rien à voir avec bonus et autres parachutes qui sont décidés de manière plus arbitraire et pas forcément liés aux résultats et à la réussite du dirigeant qui touche le pactole. Les bonus impactent directement la trésorerie de l'entreprise, pas les stock options. Il est étonnant de voir media et politiques les amalgamer.
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Le cas GDF Suez est typique : cette société - qui ne demande pas d'aide de l'Etat - a enregistré un bénéfice de 6,5 milliards d'euros l'an dernier et distribué des stock-option. La plupart des salariés n'en verront jamais la couleur. Commentaires
De Yaacint, posté le 26.03.09 à 11:10
![]() Je pense qu'il faut distinguer stock options dans les petites entreprises type start up, qui me semblent légitimes (pour faire venir des talents sans amputer trop la trésorerie, en effet), et stock options dans les grands groupes, où il s'agit presque d'une forme de bonus déguisé. De EW, posté le 26.03.09 à 11:18 ![]() Oui j'étais en train de modifier le texte, la position de Hollande ne concerne que les grands groupes mais le problème reste entier dans les start up, cela fait venir des gens talentueux pour des salaires modestes mais même dans un grand groupe, le système reste sain, encore une fois s'il est généralisé, c'est le côté "club" qui peut dévoyer le système au profit de quelques uns, associer tout le monde ou en tout cas le maximum de gens à la performance de la boite est plutôt sain, non ? De Giacomo, posté le 26.03.09 à 11:41 ![]() LIP VAINCRA ! De Elo, posté le 26.03.09 à 12:00 ![]() Le problème c'est qu'on en file à des incompétents et que ça n'a plus rien à voir avec l'esprit pionnier de cette rémunération De Oxygène, posté le 26.03.09 à 12:01 ![]() "Justice sociale au sein de l'entreprise" ? A tes souhaits ! De fulci, posté le 26.03.09 à 14:08 ![]() Un peu simpliste comme analyse.. Le problème des stocks options : 1- les dirigeants ont parfois interêt a ce que le cours de l'action soit bas, afin de se faire attribuer des stocks a ce moment là. Voir par exemple dans l'actualite M. Bouton qui s'est fait reattribuer des stocks a un prix d'exercice interessant. 2- A l'inverse, une fois les actions attribuées, les détenteurs, souvent haut placés, vont faciliter les actions qui privilégie le cours de l'action, et donc leur revenus, c'est à dire souvent réduire les frais fixes comme les salaires, les procédures de sécurités,... De plus, il est faux de dire que les stocks options n'impactent pas la trésorerie de l'entreprise. La tésorerie provient en partie du capital levé lors de l'émission d'actions. Or, pour respecter la comptabilité, si des stocks options ont été attribuées a une certaine valeur d'exercice, la différence sera compensée par un manque à gagner dans la levée de fond. Si un détenteur de stocks exerce ses options, sa plus value , qui vient des acheteurs, est versée dans sa poche et non dans la puissance d'investissement de l'entreprise, qui comprend les embauches et les augmentations de salaires... Les actions ne sont jamais complétement vituelles. Elles représentent toujours soient une somme d'argent pour investir, soit une plus-value réalisée grâce au travail. Quand des actions sont exercées à un prix moindre que leur valeu (comme dans le cas des stocks) , il s'agit d'une hypothèque sur la force de travail ou l'investissement passé. De Oph., posté le 26.03.09 à 22:16 ![]() @fulci : finalement, les stocks options ne devraient elles pas être réservées aux sociétés... non cotées ? (mais j'imagine que ça ne s'appelle plus des stocks dans ce cas là ?) De Jack L., posté le 27.03.09 à 11:58 ![]() Il y a certes un "coût" des stocks options, mais peut-on vraiment parler de "coût social" ? Tout dépend si on se place d'un point de vue libéral (valeur ajoutée) ou social (force de travail, dans un sens "ouvriériste"). Pour prendre l'exemple des start ups, modèle le plus éloquent pour lequel ont été créées les stocks options, sans top recrutement pas de valeur ajoutée = pas de business = de toutes façons, pas d'embauches. C'est donc vraiment deux visions de l'entreprise qui sont en jeu, mais il est faux de dire comme le fait fulci que les stocks se feraient au détriment de l'emploi ou de l'ivestissement (je shématise, mais c'est à peu près ce qu'il dit). Les stocks sont une forme d'investissement, et jusqu'à preuve du contraire le levier le plus efficace - au moins dans certaines structures - pour créer de la valeur. De Serge, posté le 28.03.09 à 17:45 ![]() On oublie aussi de dire qu'ne part non négligeable des + values dégagées revient à l'état, sous forme d'impôt sur le revenu (partie 'remise' / prix d'achat), et de + value de cession. Comptez 30 à 60% (selon délai de détention). et ne pas oublier les risques. En cette période, ceux qui ont lévé leur option, devront attendre longtemps avant de récupérer leur mise Ajouter un commentaire |
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