Israël : la diplomatie du videur de boîte
Bombarder l'Iran et fusiller les députés arabes Si Benyamin Netanyahou parvient à former son gouvernement, les Palestiniens peuvent tirer un trait sur le processus de paix : Lieberman a dénoncé le cessez-le-feu de février dernier car il voulait que l'armée israélienne finisse son travail à Gaza.
Pour la fin des provocations verbales avec Téhéran, pas la peine d'espérer : le leader d'Israel Beytenou appelle à bombarder l'Iran. Que reste-t-il à espérer d'un Lieberman diplomate? Pas grand chose si on s'en tient à ses dernières prises de positions. Il s'est tour à tour dit prêt à fusiller les députés arabes qui côtoyaient le Hamas, à noyer les prisonniers palestiniens dans la mer Rouge, sans oublier Hosni Moubarak qui peut aller au diable... On comprend mieux pourquoi le site info-palestine évoque le début d'une ère post-démocratique en Israël.
Craintes pour le processus de paix Sur la scène diplomatique, on s'inquiète également d'une radicalisation des rapports entre Israël et ses voisins arabes. "On craint que les pays arabes ne veuillent pas traiter avec lui", déclarent des responsables américains sous couvert d'anonymat, tandis qu'un responsable européen rappelle "les terribles déclarations qu'il a faites sur les Arabes israéliens". Oui, Lieberman fait peur, on le compare à Jorg Haider ou à Jean-Marie Le Pen.
Avigdor Lieberman peut-il faire mentir sa réputation? Lors d'une récente interview au Washington Post, il s'est dit prêt à "poursuivre le processus de paix" et même à déménager de Nokdim, une colonie de Cisjordanie où il habite, si un État palestinien était créé... Rien n'est moins sûr. Le dirigeant d'Israel Beytenou a immédiatement précisé que "les dirigeants des pays arabes, mais aussi les Palestiniens ne veulent pas d'un État palestinien". CommentairesAjouter un commentaire |
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