L'indécente empreinte carbone de Posh Spice
Cible favorite des écolos amateur de calcul, l'ex-Spice Girl s'est encore fait épingler par la presse anglaise, en l'occurrence le Guardian, pour ses excès de jet-setteuse. Du 23 janvier au 6 mars prochain, Miss Beckham aura totalisé pas moins de 25000 air miles (40 250 kilomètres), avec neuf vols la baladant entre Milan, où son footballeur de mari effectue actuellement une pige pour un des clubs locaux, Los Angeles, ville de résidence du couple depuis 2007, et Londres. La filiforme fashionista ne voyageant bien sûr qu'en première classe (où l'espace alloué alourdi la facture carbone), le coût total de ce périple de six semaines s'élèverait donc à 13,2 tonnes de CO2, selon le Energy Savings Trust, association à but non-lucratif qui milite pour les économies d'énergie. Plus que la consommation d'un britannique moyen sur toute une année (un peu plus de 9 tonnes). Victoria n'est pourtant qu'une petite joueuse à côté de son époux, qui détient le record de la pire empreinte carbone de l'histoire avec 250 000 miles parcourus dans les airs en 2007. Soit la bagatelle de 163 tonnes de dioxyde de carbone rejetées dans l'atmosphère. Malheureusement, empêcher les Beckham de faire des aller-retour au dessus de l'Atlantique ne suffira pas à résoudre le problème du réchauffement climatique. Accordons-leur au moins de ne pas avoir l'hypocrisie de jouer les militants écolos entre deux vols en jet privé, comme John Travolta, qui possède une flotte de cinq appareils et sa propre piste d'atterrissage... Commentaires
De Jean Meyran, posté le 24.02.09 à 20:26
![]() Salut, sans discuter votre point de vue sur les véhiculages aériens de la miss, je m'interroge sur votre raisonnement concernant les 1eres classes. Je serais curieux de savoir si le prix du m2 dans un avion est proportionnel à la classe dans laquelle on circule. Les prix "touriste" étant régulièrement 3 à 4 moins chers, les VIP ont-ils 3 fois plus de place ? D'autre part, l'espace alloué (m2) est-il plus pénalisant que les kilos par décollage ? Perplexe, je suis Bonjour chez vous De a, posté le 24.02.09 à 22:18 ![]() ANGELINA JOLIE ET BRAD PITT utilisent un jet privée juste pour faire de la promo. C'est pas grave on pardonne tout à cette brune ecervelé, qui ne donne pque pour défiscaliser De Edouard, posté le 25.02.09 à 10:41 ![]() @ Jean Meyran : Les premières classes sont forcément plus polluantes vu que l'espace y est moins optimisé. C'est le cas pour n'importe quel type de transport. Et je ne parle même pas du poids des valises de la dame... De Glüt, posté le 25.02.09 à 11:07 ![]() @ Jean Meyran : 2) L'article laisse entendre que 25.000 miles effectués en 1ère équivalent à 13.200 kg de CO2, soit environ 0,5 kg/nm/pass (kilogramme par mile nautique par passager). 3) Prenons un avion moderne typique, un airbus A340-200. Il peut emporter 300 personnes en classe éco, donc 100 en première classe. Sa masse à vide est de 130.000 kg, le poids d'un passager tout compris (bagages, plateaux repas, couvertures, etc.) est estimé en aviation civile à 100 kg. Pour les calculs on va considérer que la consommation de CO2 augmente proportionnellement à la masse de l'appareil, ce qui n'est pas totalement juste mais donne tout de même un ordre d'idée. Vol exclusivement première classe : Masse totale appareil (MT1) = 130.000 + (100 x 100) = 140.000 kg Emission de CO2 de l'appareil à plein (eCO2) = 0,5 x 100 = 50 kg/nm Vol exclusivement classe éco : Masse totale appareil (MTeco) = 130.000 + (300 x 100) = 160.000 kg Différentiel (%) de masse entre 1ère et éco (deltaM) = 100 x (MTeco - MT1) / MT1 = +14.3 % Emission de CO2 de l'appareil à plein = eCO2 x deltaM = 50 x 1.143 = 57 kg/nm Emission de CO2 par passager = 57 / 300 = 0,19 kg/nm/pass Différentiel de consommation de CO2 par passager entre classe éco et 1ère : 100 x (0,5 - 0,19) / 0,19 = +163 % Autrement dit, le transport d'un passager en 1ère classe émet 2,63 fois plus de CO2 que le transport d'un passager en classe éco. De Edouard, posté le 25.02.09 à 12:03 ![]() Merci pour cette démonstration, Glüt, je n'avais pas le courage (et les connaissances mathématiques) pour en faire de même ! Si t'as encore un peu de temps à tuer, tu peux peut-être nous calculer l'empreinte carbone par passager d'un vol en jet privé ? De Glüt, posté le 25.02.09 à 13:11 ![]() @Edouard : Bah en cherchant un peu j'ai trouvé ces deux chiffres intéressants - Un avion de ligne récent (A340 justement) consomme environ 3,5 litres/100km par passager sur la moyenne d'un vol. - Un jet privé léger (6 places) consomme aux alentours de 200 gallons US par heure, soit 720 litres. Sachant qu'un avion de ligne vole en moyenne à 950 km/h, ça nous fait 33,25 litres par heure par passager. Jet privé rempli (6 passagers) : 720 / 6 = 120 Ca fait déjà 3,5 fois plus par passager qu'un avion de ligne en classe éco. Maintenant s'il n'y a que 2 passagers (Brad & Angie au hasard...), on ne compte pas les pilotes bien entendu car ils sont "obligés" de voyager et font donc partie du coût par passager : 3,5 x 3 == 10 fois plus qu'un vol standard. ![]() De Glüt, posté le 25.02.09 à 13:24 ![]() Ah oui, bien sûr il s'agît de consommation de kérozène cette fois-ci, mais on peut raisonnablement supposer que l'émission de CO2 est proportionnelle à la consommation, à réacteurs équivalents. Reste à voir si les réacteurs de jets privés ont un rendement CO2 équivalent aux réacteurs d'un A340. M'étonnerait que ce soit très différent... De Jean Meyran, posté le 26.02.09 à 13:51 ![]() Impressionné, je suis, par votre démonstration et vous en remercie (je pensais que le "fret", passagers + valises impactaient plus le coût du vol...) Vous avez juste fait l'impasse sur l'effet "prix" : si la 1ère coûte 163% de la 2ème, les prix de vol sont largement au dessus du delta de prix. Salaud de pauvres ;-) Bonjour chez vous De jay, posté le 26.02.09 à 20:18 ![]() La combustion ou la décomposition de matières organiques (végétaux, charbon, pétrole), soit plusieurs dizaines de milliards de t de CO2/an. Un volcan en activité émet, en moyenne, 1,3 million de t de CO2 par an, soit au total sur terre, de 130 à 175 millions de t/an. Les émissions de l'Etna, en Sicile, sont particulièrement importantes : 25 millions de t/an. Toutes ces émissions énormes dépassent de loin ce que l'homme produit. Cette histoire de CO2 humain est tout simplement ridicule et sans fondements. Quel est l'objectif de toute cette propagande ? Une politique malthusienne en vue, nous faire revenir à l'âge de pierre, une fascisme écologique,... en tout cas rien qui sente bon. De Glüt, posté le 27.02.09 à 15:22 ![]() Négligeables activités humaines...ouiouioui... qui n'expliquent EN RIEN que le le taux de CO2 dans l’air ait augmenté de 30% depuis 1850 (mesures prises dans des carottes de glace, difficile à falsifier quand-même), et ceci en suivant à la lettre les projections faites sur la base du développement industriel et démographique. Curieux tout de même. Une recrudescence d'éruptions volcaniques et de feux de forêts sans doute... Sans doute les 35 milliards de tonnes de CO2 rejetées annuellement par l'homme sont-ils faibles, numériquement parlant, comparés à ce que la nature produit. Soit. Le problème, c'est que le CO2, il ne va nulle part. La terre, c'est un système fermé ne l'oublions pas. Tout est question d'équilibre, et la terre a mis sans doute mis un bon milliard d'années à trouver le sien : tant de tonnes de CO2 produites (éruptions, feux de forêt, respiration animale et végétale...) pour autant de tonnes absorbées (photosynthèse...). Et que fait-on depuis un siècle ou deux ? D'un côté on déforeste (donc diminution de la photosynthèse) et de l'autre on fabrique du CO2 en extra. Expliquez-moi donc où ce supplément de CO2 peut finir ? Et comment ne pas comprendre que le processus est CUMULATIF, en plus. Je vous le rappelle, c'est un vase clos. Chaque année, le CO2 qui excède la capacité d'absorption de la terre, il reste dans l'air (ou dans les océans). Ce que les gens ne comprennent pas, c'est que ce n'est pas une question de savoir si la production humaine représente "beaucoup" ou non. "Beaucoup", ça ne veut rien dire. Ce qui peut paraitre "peu" (quoi ? 1% ? vous rigolez !) peut représenter "beaucoup" au regard de la fragilité d'un système. Or cette dernière donnée est difficile à évaluer... Imaginons une statue de marbre représentant un funambule, muni d'un très long balancier. La statue repose sur un fil, en parfait équilibre. Le balancier est si long que ni le vent, ni les vibrations ne menacent son équilibre, depuis la nuit des temps. Un moineau vient se poser un jour à une extrémité du balancier. Le funambule s'incline à peine mais rien de grave. Un deuxième moineau. Jusqu'ici tout va bien. Un troisième. Un quatrième. ... A bon entendeur. De bob, posté le 28.02.09 à 11:58 ![]() Vous êtes vraiment fatigué pour publier ce type d'article...ou jaloux... De Paul R, posté le 06.03.09 à 13:27 ![]() Rien à ajouter à la démonstration limpide, accessible et imparable de Glüt. Bravo : je vais conserver votre texte ! :) Je préciserais simplement que l'excès de CO2 acidifie les océans. Car lorsqu'il se dissout dans l'eau, il se transforme en acide carbonique. Ce qui pose problème quand à la survie des barrières de coraux. Cette acidification perturbe la fabrication du squelette calcaire des coraux. Le réchauffement cause également le blanchiment de ces barrières. Cela pourrait paraître très éloigné de nos humaines préoccupations mais : - Le corail contribuent naturellement à la captation du CO2 - Les grandes barrières hébergent / nourrissent environ 9 millions d'espèces. - Les récifs sont le gagne pain de millions de personnes et "génère" environ 30 milliards de $ (pêche, tourisme et rôle protecteur contre le gros temps car ce n'est pas pour rien qu'on les nomme barrière). Ajouter un commentaire |
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