Le micro crédit s'invite sur la toilePosté par Le Yog le 28.01.09 à 10:22 | tags : crise financière, information, economie, néo-militants
Le fondateur, Arnaud Poissonnier, compare son entreprise à du "peer to peer". Sauf qu'au lieu d'échanges de films et de musique, les transactions sont ici financières. En résumé : Babyloan met en relation l'internaute qui prêtera de l'argent via internet à un entrepreneur désireux de développer son activité. Certes, l'importance de la fracture numérique rend difficile d'imaginer un éleveur de chèvres au fin fond de la brousse surfant sur la toile. Pour contourner ce frein, Babyloan travaille avec une IMF (Institution de Micro Finance) présente dans le pays qui redistribue la somme prêtée.
Comment se passe le deal ? 1 : On prête 20 euros + 1 euro pour le coût du transfert et le fonctionnement du site. 2 : Les 20 euros filent sur le compte de l'IMF et les 1 euro sur celui de Babyloan. 3 : L'IMF prête les 20 euros à l'entrepreneur sélectionné sur Babyloan. 4 : A la fin du micro crédit, l'entrepreneur rembourse la somme à l'IMF qui la reverse à Babyloan qui crédite votre compte de 20 euros.
Il est impossible de dégager un profit, l'internaute perd même 1 euro. Ici, il est question de business social. Si la possibilité de retour sur investissement existait, les gros capitalistes pervertiraient immanquablement ce système, aboutissant à une nouvelle forme de domination économique nord / sud. Mais les financiers, décidemment toujours en avance, investissent déjà dans les business équitable et vert. Ainsi va le monde. Du moins, pour le moment.
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De jeanpierrecanot, posté le 29.01.09 à 11:22
![]() LE MICRO CREDIT N’EST QUE LA TOUTE PREMIÈRE ÉTAPE D’UN SYSTÉME MILLÉNAIRE
Micro finance et micro crédit sont devenus depuis quelques années la solution miracle chaque fois que la banque traditionnelle ne veut pas intervenir.
C’est le cas dans les pays en développement où la Banque Mondiale, qui n’a d’ailleurs fait que des erreurs, après avoir fermement rejeté Muhammad YUNUS et sa Grameen Bank, en a a fait le modèle que tous doivent retenir.
C’est le cas dans les pays développés où fleurissent les initiatives permettant aux tenus à l’écart par les banques de trouver des financements dont, si on y regarde bien, la ressource est procurée par ces mêmes banques au travers parfois de filiales qu’elles ont créée.
La crise actuelle où le système bancaire tend à limiter les crédits, est l’occasion pour certains de considérer que la micro crédit est une des solutions sinon la solution à cette crise.
Dans la recherche de solutions de financement pour les plus démunis que le système bancaire traditionnel maintient à l’écart de ses interventions, on oublie systématiquement le modèle coopératif qui il y a plus de cent ans apportait la solution à l’agriculture française notamment.
Le micro crédit, la micro finance sont devenus les tartes à la crème du développement depuis que Muhammad YUNUS en a été déclaré l’inventeur.
Muhammad YUNUS et la Grameen Bank du Bengladesh n’ont pourtant rien inventé du tout, ce qui n’enlève d’ailleurs rien à leur mérite.
La Grammeen Bank et tous les modèles de micro finance qui en découlent est la première étape du modèle coopératif inventé par les Babyloniens et qui, après l’expérience des pionniers de Rochdale ou des producteurs de micocoulier dans le Gard en France, a été il y a cent ans à la base des modèles européens de la coopération agricole, notamment le Crédit agricole français, que l’on oublie systématiquement dans les programmes de développement au profit du seul modèle de Muhammad YUNUS porté désormais aux nues.
Le problème est que malgré tous ses mérites, le modèle mis en œuvre dans cette seule première étape, ne marche pas – à l’échelle de l’économie globale- et ne marchera jamais, pas plus d’ailleurs que les modèles coopératifs européens pris dans leur forme actuelle et que nous nous acharnons à développer en vain depuis les indépendances.
Il faut pour mobiliser le maximum de ressource bancaire vers le secteur agricole sous forme de prêts, bancariser les populations rurales de façon à ce que tous les flux financiers résultant de leur activité –essentielle dans les pays en développement, il s’agit du secteur primaire- restent dans ce secteur et ne s’évadent pas vers la banque commerciale, qui dans la meilleure des hypothèses fera semblant d’aider l’agriculture en avançant des fonds aux organismes de micro finance qu’elle crée la plupart du temps sous forme de filiales.
Ceci est vrai aussi pour les autres secteurs et pour nos pays en ce qui concerne les laissés pour compte du système bancaire traditionnel.
Cette mobilisation indispensable de la ressource de base qui devra d’ailleurs être complétée notamment pour les investissements longs ne peut se faire qu’au travers du modèle coopératif qui a fait ses preuves depuis des siècles.
Encore faudrait-il que ce modèle soit et reste l’authentique, et ne soit pas remplacé par les ersatz infâmes que l’on a vu se développer tant en Afrique que dans les pays communistes et qui ont conduit à la ruine et à l’abandon de ce modèle coopératif .
Ceci ne pourra se faire que par la mise en place de lois et règlements propres à la Coopération, agricole notamment, et qui en retiennent impérativement les authentiques principes de base.
Jean-Pierre Canot auteur du livre « Apprends-nous plutôt à pêcher ! »
http:\\jeanpierrecanotbergerac.blogsudouest.com/
Bergerac le 15 janvier 2009
De Le Yog , posté le 29.01.09 à 11:36 ![]() Merci pour toutes ces précisions ! Ajouter un commentaire |
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