Le Sénat s'agite, l'UMP donne de la voix, il n' y a vraiment que la gauche réformiste pour ne pas profiter de la fin de l'état de grâce que vivent Nicolas Sarkozy et son gouvernement.
En l'absence d'imagination et d'efficacité contestataire du parti socialiste, la critique radicale et virulente s'installe en librairie.
Dans les quinze jours qui viennent, deux ouvrages devraient squatter la presse écrite et - mais c'est moins certain - les plateaux TV.
Le premier, Changement de propriétaire (édité par La Fabrique) d'Eric Hazan est une véritable déclaration de guerre, apprend-on.
Marianne publie quelques extraits savoureux où l'auteur fait preuve d'acuité - notamment quand il compare Sarkozy à Giscard d'Estaing pour rappeler que la rupture et de la modernité sont des pantalonnades qui ont 30 ans. Hazan fait montre à l'occasion d'un certain élan visionnaire : dès mai dernier, il soulève la question du délit d'initié probable commis par des dirigeants du groupe EADS et l'étonnant silence des medias.
Surtout, l'auteur voit dans l'élection de 2007 la fin du système droite-gauche et définit l'alternative à laquelle se réduit le champ politique désormais : « le ralliement réactionnaire et la lutte ouverte contre l'ordre établi ».
L'autre est celui écrit par Alain Badiou, De quoi Sarkozy est le nom, publié aux éditions Lignes. Le philosophe voit dans la Sarkozysme d'Etat une resucée du pétainisme du début des années 1940.
On va très vite ( et on y revient un peu plus conséquemment bientôt) mais, en gros, la peur et singulièrement la peur de la guerre sur notre territoire, entraine l'acceptation de politiques de plus en plus infames : les guerres menées à l'autre bout du monde vu comme un no man's land brumeux, le durcissement des lois envers les ressortissants étrangers alliés potentiels des ennemis extérieurs, la criminilisation des pauvres.
Le prix à payer pour la sécurité, comme on accepta la persécution des juifs au nom d'une stabilité et de la paix maintenue avec les Allemands.
La thèse est qu'au nom d'une peur conservatrice et crépusculaire nous désirions la protection d'un maitre même si celui-ci nous oppresse et nous paupérise.
De l'autre côté du spectre politique, le parti socialiste joue l'opposition sur le mode de la peur de la peur : celle qu'entraine chez le bourgeois humaniste le flic agité, une peur dont les réformistes espèrent simplement engranger les bénéfices électoraux.
L'alternative politique est cette fois : doit-on avoir plus peur du balayeur tamoul que du flic qui le pourchasse ? Ou : le réchauffement de la planète est-il ou non plus périlleux que l’arrivée de cuisiniers maliens ?
Voilà pourquoi selon Badiou, la participation électorale est la dernière des escroqueries, l'abstention étant un geste bien plus politique surtout si elle se double d'une solidarité nouvelle des persécutés à l'intérieur même de la République et au-delà des frontières.
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Il ferait mieux d'enterrer Mao avant d'aller pourfendre les oppresseurs.
Tant mieux, hasta la victoria siempre
Badiou offre un nouvel opus bientôt...et c'est...SARKO la mire. le titre, de quoi sarkozy est il le nom, un truc dans le genre. A coté de ce texte politique disons de circonstances, il faut lire l'immense être et événement, grand texte spéculatif de la france récente.on y raconte tenez vous bien que la science de l'Etre et bien c'est les maths !
TEXTE ET ECRIT COMPLETEMEMNT DECALLES ET DISPROPORTIONNES
A BAS LA RACAILLE D EXTREME GAUCHE
"La démocratie au pied de la lettre"
Quand on a vu le niveau assez indigent des commentaires qui précèdent, on hésite à poursuivre, mais enfin... je voulais signaler à l'auteur de ce billet que plusieurs phrases ne sont pas compréhensibles, en raison d'erreurs de syntaxe qui ne plairaient, je pense, ni à Hazan ni à Badiou :
* "rappeler que la rupture et de la modernité sont des pantalonnades qui ont 30 ans"
* "la Sarkozysme d'Etat "
* "la peur et singulièrement la peur de la guerre sur notre territoire, entraine..."
* "les guerres menées à l'autre bout du monde vu comme un no man's land brumeux" (impossible de comprendre si ce sont les guerres ou le bout du monde qui sont/est vu(es) comme un no man's land...)
Etc.
Bien ; j'ai validé mon commentaire une seule fois, et il apparaît en triple. Est-il possible de supprimer ces doublons ?
(Le système de "crypto" semble fonctionner inégalement.)
Il y a donc une autre France celle qui se plaint, qui revendique, qui ne croit pas à l'effort et n'est pas digne qu'on la respecte...
jusqu'ici je croyais que les réacs ne s'en prenaient qu'aux "jeunes-des-banlieux"....et là je pense à Brecht : "quand ils sont venus prendre les juifs, je n'ai rien dis, je ne suis pas juifs...
voilà pourquoi Badiou a raison, voilà l'air du temps nauséabond et la raison même qui fait gagner Sarkozy aux élections : la "pensée des rats", et Sarkozy s'y connait en rats. Il est "l'homme aux rats" et il est notre président !
on a les dirigeants qu'on mérite.
LISEZ BADIOU.
Ce que le "transcendantal pétainiste" de Badiou cherche à camoufler: une tentative de gouvernement ouvert du spectacle qui va probablement échouer. Il n'est pas très étonnant que les maoïstes, dévoués au spectaculaire intégré, passent à côté de cela. Ce qui l'est plus, c'est qu'on ne se rende pas compte qu'on nous refait le coup des marxistes léninistes contre mai 68.
Voyez notre article Contre Badiou sur lediscret.wordpress.com