Bernard Kouchner



Bernard Kouchner Nationalité : française
Naissance : 01 novembre 1939 à Avignon
Age : 70 ans
Métiers : Homme politique, Médecin, Ministre des affaires étrangères
Mon pays, c’est le monde
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Les sondages d’opinion le mettent en tête des personnalités préférées des Français depuis plusieurs années. Bernard Kouchner a réussi pendant vingt ans à rester dans le cœur du peuple sans y laisser une place aux autres hommes politiques. Pour cela, trois explications simples.

 

Présence médiatique

Depuis qu’il a fondé Médecins sans frontières en 1971 et Médecins du Monde en 1979, Bernard Kouchner est sur tous les fronts de l’humanitaire. Biafra, Vietnam, Jordanie, Liban, Amérique latine, Somalie, Kosovo : au coeur de l'urgence, il suit les reporters, les reporters le suivent. Au point de devenir célèbre dans le monde entier. Son combat pour la reconnaissance du droit d’ingérence (qu’il appelle devoir) et le soutien d’une intervention humanitaire en Irak lui valent d’être élu l’une des 100 personnalités les plus influentes de la planète en 2004 par le Time Magazine.

 

Engagement humanitaire

A part être médecin, Bernard Kouchner, c’est un saint homme, protecteur de la veuve et de l’orphelin. Sa cause est juste et défendable, et n’importe quel Français ne peut l’attaquer sur son combat. Notamment et surtout au Kosovo. Haut représentant de l’ONU et administrateur de la région entre 1999 et 2001, tous les spécialistes ont reconnu son utilité dans cette région meurtrie. Il y organise l’aide humanitaire, l’administration, l’économie et élabore les institutions démocratiques.

 

Son positionnement original

Avant d’être indépendant, Bernard Kouchner était au PS. Aujourd’hui, on ne sait plus vraiment. Absent ou présent selon les événements internationaux, il participe à plusieurs gouvernements de gauche, sous Rocard et Jospin, et devient ministre de la santé entre 1999 et 2001. Son socialisme relatif lui permet de participer à un gouvernement de droite, il est nommé ministre des Affaires étrangères le 18 mai 2007.

Exclu du PS par François Hollande, il tente de justifier son changement de camp dans une tribune publiée par Le Monde, en mettant en avant ses convictions de social-démocrate.

 

Humanisme et realpolitik

Coincé entre ses convictions d'humaniste, son passé d'homme de gauche et l'omniprésence du président Sarkozy, Kouchner apprend à avaler des couleuvres au Quai d'Orsay. A commencer par la visite du numéro un libyen Mouammar Kadhafi, qui multiplie les polémiques lors de sa visite officielle à Paris en décembre 2007. Quand le French Doctor doit se plier aux durs lois de la realpolitik.

Plus à l'aise sur les dossiers internationaux qui touche au droit d'ingérence, il s'implique sur la question du Darfour, le conflit russo-géorgien et tente d'apaiser les tensions au Liban. Sans parvenir toutefois à s'offrir la grande victoire médiatique qui pourrait justifier ses contorsions. Pis, sa secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme, Rama Yade, s'accorde une plus grande liberté de parole et n'hésite pas à s'opposer à lui à plusieurs reprises.

En décembre 2008, Kouchner renvoie Yade dans les cordes en remettant en cause l'utilité de sa fonction. Maladroitement : "Je pense que j'ai eu tort de demander un secrétariat d'État aux Droits de l'Homme. C'est une erreur. Car il y a contradiction permanente entre les droits de l'homme et la politique étrangère d'un état, même en France." Le roi des sondages d'opinion voit sa cote de popularité chuter de dix points dans la foulée. Mauvais calcul.

 

Le monde selon K.

Pas au bout de ses peines, Kouchner reçoit une nouvelle pierre dans son jardin avec la publication d'un livre à charge signé Pierre Péan, Le monde selon K., où l'image du gentil Bernard est largement écornée. Principale accusation de Péan : Kouchner aurait menés de lucratives activités de consultant en Afrique, de 2002 à 2007, pour deux sociétés privées, Africa Steps et Iméda, alors qu'il présidait un groupement d'intérêt public, Esther, consacré à la coopération internationale hospitalière.

Des accusations rejetés en bloc par l'intéressé, qui se défend devant à l'Assemblée le 4 février, ainsi que dans plusieurs médias, présentant l'ouvrage de Péan comme un travail "fait d'amalgames et d'insinuations". "C'est un livre entièrement à charge mais sans le début d'une preuve contre moi", déclare-t-il au Figaro. "Je n'ai jamais touché les sommes dont parle Pierre Péan." Pour l'heure soutenu par la majorité, Kouchner fait front. Mais pour combien de temps ?

 

Personnalités associées à Bernard Kouchner

Personnalités Similaires Jean-Marie Bockel
Collaborations Hillary Clinton, Michèle Alliot-Marie, Lionel Jospin, Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux, Michel Rocard, Roselyne Bachelot, François Fillon, Nathalie Kosciusko-Morizet, Rama Yade, Christine Lagarde, Martin Hirsch, Jean-Pierre Jouyet, Jean-François Bizot
Amis/Famille Christine Ockrent
Membres du groupe Rachida Dati

Bernard Kouchner : vos commentaires

andre6668   09 Avril 2009 à 03:56   

Bonjour,
J'aimerais savoir ce que vous pensez de ma proposition (modulable) au sujet de l'argent:
http://aveniretpresent.centerblog.net/rub-Argent.html
Cordialement. André.

Tibor (invité)   30 Novembre 2008 à 11:28   

Pour certains "intervenants" bornés et doctrinaires, lorsque quelqu'un, comme Mr. Kouchner, change de camp, revient à dire "tourner sa veste" Victor Hugoo a dit : "il n'y a que les imbéciles qui ne changent jamais d'avis". Alors, bravo, Mr. Kouchner : comme tant d'autres avant lui (Yves Montand, Gide, entre autres) il a eu le courage et l'honnêté de rejoindre celui qui ne pèche pas par dogme presque totalitaire comme Messieurs et Mesdames Besancenot, Buffet et autres Aubry. Salut, les camarades !

le communiste bolchevik rouge ecorché vif (invité)   04 Novembre 2008 à 22:41   

kouchner ? soit disant de gauche, je n'y ai jamais cru, la preuve il a rejoint Sarkozy car il est tout a fait dans la lignée de sa politique. Un coup de faucille et un coup de marteau et voila , son sort est réglé. Vive le communisme !!!!

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