Toujours, mon travail de chercheur s’est entrecroisé avec mon activité militante. ”
L’intello franc-tireur, c’est lui. Celui qui est capable de pondre un rapport pour l’Unesco aussi bien que de défendre à corps et à cris les paysans du Larzac.
Fraîchement sorti de Polytechnique en 1966, il devient chercheur au CNRS et ingénieur des Ponts et chaussées. Sa spécialité, étudier les rapports complexes entre activités humaines et territoires. Il peut donc vous parler aussi bien d’urbanisme que des conséquences de la déforestation en Amazonie. Ce spécialiste de décentralisation s’inscrit tôt en politique au sein du Parti socialiste unifié de
Michel Rocard. Convaincu d’idées maoïstes, il rejoint le camp de la gauche ouvrière prolétarienne. Mais les bases maoïstes du productivisme et l’organisation du travail dans la Chine communiste, ce n’est pas assez bien construit à ses yeux.
L’écologie est donc la voie pour un monde où l’homme peut s’entendre avec la Terre qu’il domine. Il adhère en 1988 et devient député européen en 1994. Dix années de mandat lui font prendre conscience de l’importance de l’Union pour la défense de l’écologie. Il s’engage en faveur du Traité constitutionnel. Rejeté, Alain Lipietz est déçu et se retire un peu des affaires politiques françaises. Depuis, il a annoncé son soutien (tardif) à la candidature de
Dominique Voynet, mais continue à s’intéresser plus aux territoires qu’aux hommes politiques.
Point fort : Une grande connaissance des questions écologiques
Point faible : Peu de notoriété publique