Edgar Faure est le dernier aphoriste de France. Mort en 1988, il a toujours voulu se faire le détenteur de la vérité en politique. Eternel girouette entre la droite et la gauche, il devient le chantre du centre et rêve, contre
Chirac, d’unir le gaullisme et le parti radical de droite. Son rival l’emporte.
Le plus jeune avocat de France débute à la cour en à 21 ans, en 1929. Il rejoint d’abord le parti radical socialiste puis le parti républicain socialiste. Edgar Faure se situe donc au centre gauche avant la seconde guerre mondiale.
Mais la rencontre avec
De Gaulle change la donne. Il rejoint la résistance à Alger et gère le gouvernement provisoire sur place. Au cours de la IVe République, ses multiples mandats de ministre le font passer définitivement du centre gauche au centre droit. Pourtant, il vote contre le référendum constitutionnel de 1962, qui permet au Président d’être élu par le peuple. Après les évènements de mai 68, Edgar Faure est le ministre de l’éducation qui intègre les revendications des étudiants à l’école.
Tenté, en 1974, de se présenter à l’élection présidentielle, il doit affronter la concurrence de
Jacques Chaban-Delmas et Valéry Giscard d’Estaing. Il se retire donc et sa candidature avorte. Celui qui veut être le Chirac du centre ne supporte pas les rivaux. Lorsqu’il se présente à la présidence du parti radical en 1977, il est battu par Jean-Jacques Servan-Schreiber.
Il adhère alors au RPR mais n’y reste que quelques années. Ce qui ne l’empêche pas de soutenir
Jacques Chirac à l’élection présidentielle de 1988. Parce que finalement, entre centre gauche et centre droit, Edgar Faure a profité des deux camps.
Point fort : Une longue carrière
Point faible : N’a pas choisi son camp