Clinton a beaucoup subi. Les quolibets, les huées, les calomnies, en un mot les scandales. Le jeune et fringant maître du monde aux yeux bleus pendant huit ans a connu un mandat successful, mais a été traîné dans la boue à plusieurs reprises.
Déjà, dans son Arkansas natal, le diplômé de Yale devenu gouverneur de 1978 à 1980 connaît des difficultés. Plusieurs prisonniers cubains s’enfuient de la prison d’Etat et la taxe qu’il crée sur les véhicules est impopulaire. En 1980, il retourne à la vie civile. « Le plus jeune ex-gouverneur de toute l’histoire des Etats-Unis », comme il aime à se présenter, est pourtant réélu en 1982. Il semble qu’il ait fait bonne impression, finalement.
Il reste en poste jusqu’en 1992 et devient une personnalité au sein du parti démocrate de l’Arkansas. Il est du courant des nouveaux démocrates, mais tout le parti le soutient. Le « boy governor » tente alors sa chance, et court les élections primaires en vue d’être le candidat à la présidentielle. Jusqu’au New Hampshire, où la presse locale révèle une liaison avec Gennifer Flowers.
Il arrive néanmoins à conquérir les Etats les plus importants, et devient président contre un Bush affaibli durant la campagne. C’est la fin de douze ans de pouvoir républicain, et le nouveau président investi en 1993 est l’un des plus jeunes des Etats-Unis.
Mais les choses changent dès 1993 : un scandale sur des documents secrets de la FBI éclate au sein de la Maison blanche. Lors de sa campagne présidentielle de 1996, Clinton reçoit en secret des fonds provenant de Chine. Et en 1998, l’apothéose : Monica Lewinsky. Deux années difficiles suivent pour le président, qui doit diriger la guerre au Kosovo pendant que le Congrès républicain l’accuse d’avoir menti à la justice à propos de sa relation secrète. Il frôle de très près la procédure d’impeachment.
En fin de mandat, les sondages font un cruel constat : Clinton est populaire et impopulaire à la fois. Sa politique internationale est largement approuvée. L’économie fonctionne et les emplois sont stables, Bill Clinton a un taux d’approbation de 55%. Pourtant, les Américains sont majoritairement prêts à dire aujourd'hui que le président ne leur manque pas et qu’on se souviendrait plus de ses scandales que de sa politique. En mai 2006, finalement, CNN publie un dernier sondage démontrant qu'aux yeux des Américains, Clinton dépasse Bush dans tous les domaines.
Clinton adepte du multilatéralisme au niveau international et efficace au niveau national n’a finalement pas laissé un bon souvenir de son mandat. Mais sa biographie, publiée en 2005, a été un gros succès de librairie.
Je voudrais dire que plus j\'écoute la T.V. et plus j,aime Bill Clinton, car Bush ni vas pas à la cheville, il a beau avoir ses défauts mais ce n,est même pas comparable à Bush, je voudrais bien le revoir Président des USA. Pauvre Canada avec Bush, mais avec Bill Clinton nous étions très bien.